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 car jamais avant cette nuit je n’avais vu la vraie beauté (w/ enzo)

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i can't win, i can't reign. i will never win this game without you. i am lost, i am vain, i will never be the same without you.

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MessageSujet: car jamais avant cette nuit je n’avais vu la vraie beauté (w/ enzo) Dim 18 Mai - 8:35


mon cœur jusqu’à présent a-il-aimé ?
jurez que non, mes yeux,
car jamais avant cette nuit je n’avais vu la vraie beauté.

Il est tard. Très tard. Trop tard même. John en dehors de la ville pour quelques jours, tu avais décidé d'en profiter pour rester travailler un peu plus longtemps à l'hôtel. Faire les choses que tu n'avais pas le temps de faire le reste du temps. Trier des papiers. Ranger ton bureau déjà impeccable. Tu savourais le silence qui régnait dans le bâtiment et qui tranchait avec les pensées bruyantes qui t'assaillaient. John travaillait de plus en plus et tu te sentais de plus en plus seule. Oh bien sûr, tu avais de quoi t'occuper et tu avais des amis très chers sur qui tu pouvais comptais mais au fond de toi, tu te sentais seule. Tu avais l'impression que ta vie, le meilleur de ta vie en tout cas, était déjà derrière toi. Tu voyais les gens autour de toi avancer, évoluer, se marier, avoir des enfants, divorcer. Toi, tu avais la sensation - une sensation très désagréable, il va sans dire - de faire du sur-place. Excessivement énervant. Et le pire dans cette histoire, c'était que tu avais l'impression de ne pouvoir rien faire contre ça. Il n'y a rien qui t'horripile plus que de ne pas avoir la solution à un problème.
La vieille horloge de ton bureau sonne deux heures du matin. C'est un cadeau de ta grand-mère, l'une des seules choses qui te restent d'elle. Tu ne l'as pas beaucoup connu mais d'après ta mère, c'était une femme dure et tyrannique mais qui obtenait toujours ce qu'elle voulait. Tu sais que la plupart des gens te trouvent autoritaire mais parfois, tu aimerais être plus forte encore pour ne jamais connaître l'échec et la déception. La fatigue se faisant sentir, tu décides de rassembler tes affaires et de rentrer chez toi. Tu pourrais dormir sur le sofa de ton bureau mais pour cette fois, tu rêves de te réveiller chez toi, là où rien ne peut t'atteindre. Tu descends les étages en essayant de faire le moins de bruit possible. Les chambres sont loin des bureaux mais tu ne peux prendre le risque de subir la critique d'un client. Tu traverses le hall vide de l'hôtel quand une voix s'élève derrière toi.
Cette voix, tu la connais bien désormais mais elle te surprend toujours. Tu te retournes vers lui, un sourire un peu forcé aux lèvres. Il est tard et tu n'as plus vraiment la force de sourire. Lui semble en pleine forme, comme à son habitude. « Monsieur Whiteoak, que faites-vous ici à une heure pareille ? ». La question est stupide, il doit bien avoir une bonne raison d'être là. Et puis après tout, c'est un client de l'hôtel, et qui plus est un client qui vous donner énormément d'argent, il fait bien ce qu'il veut. Monsieur Whiteoak est un homme étonnant, qui te fait rire autant qu'il te décontenance parfois. Il traite tout le monde avec une familiarité si naturelle et pourtant jamais irrespectueuse, tu ne sais jamais comment te comporter avec lui. Il va à l'encontre de bien des principes et pourtant, on sent chez lui une éducation certaine. « Excusez mon indiscrétion, ce ne sont certainement pas mes affaires. Est-ce que je peux faire quelque chose pour vous ? ». C'est ton travail de t'inquiéter de ce qu'il veut mais au fond, tu ne rêves que d'une chose : rentrer chez toi et dormir.

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Dernière édition par Mellie Scott le Dim 18 Mai - 19:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: car jamais avant cette nuit je n’avais vu la vraie beauté (w/ enzo) Dim 18 Mai - 17:27

Ta veste sous le bras, l’air pensif, tu franchis le seuil de l’hôtel ; le lobby est désert, vu l’heure tu ne t’attendais pas à autre chose, et cette tranquillité, qui contraste tellement avec l’effervescence quasi perpétuelle de cette petite ville côtière de Caroline du Nord, tu l’apprécies à sa juste valeur. Tu rentres d’une balade sur la plage, tu as pu sentir la douce chatouille des grains de sables sous tes pieds, sensation inconnue lorsque tu vivais encore en Angleterre et à laquelle tu n’as jamais vraiment eu l’idée de t’abandonner, jusqu’à ton séjour en Thaïlande. Depuis lors, c’est quelque chose que tu aimes faire lorsque tu veux te vider la tête. Il n’y avait plus personne, le chuintement des vagues qui venaient se perdre sur la rive semblait  avoir redoublé d’intensité, juste pour toi, rythmant la cadence de ton pas. Ou c’était juste parce qu’aucun cri, aucun amalgame de conversations ne venait le camoufler, tu penches plutôt pour cette option. Il fait nuit, l’obscurité a repris ses droits ; c’est une belle nuit de pleine lune et idéalement tu aurais quelqu’un pour en profiter. Mais tu as une carrière qui t’empêche d’être réellement sédentaire et qui, à force, nuit à tes relations. Toutes tes tentatives se sont soldées en échec. Elles étaient pourtant séduites par l’aura de ta profession, mais aucune n’a tenu la durée face à tes départs trop fréquents. Rose t’avait dit d’être patient, que celle qui accepterait ça finirait par se montrer, tu avais toujours souri face à sa maturité, sans acquiescer ni réfuter.
Il est deux heures du matin légèrement passées lorsque tu t’apprêtes à appeler l’ascenseur pour regagner ta suite, lorsque tu vois une silhouette traverser ce lobby.  Cette silhouette, élancée et fine, tu la reconnais entre mille ; ce pas décidé, cette élégance naturelle. Mellie Scott. « Vous faîtes des heures supp’ Scotty ? » Lances-tu, taquin. C’est une seconde nature chez toi, tu ne peux pas t’en empêcher, particulièrement avec elle, qui est toujours si sérieuse. « Monsieur Whiteoak, que faîtes vous ici à une heure pareille ? » Puis, se reprenant toute seule, ajoute, avec cette pudeur toute britannique. Ça te fait sourire car tu n’as noté aucun accent et tu es quasiment sûr d’avoir entendu dire que les Scott étaient une famille influente de la région, installée depuis des années. « Excusez mon indiscrétion, ce ne sont certainement pas mes affaires. Est-ce que je peux faire quelque chose pour vous ? »  Tu ne l’as pas interrompue, tu l’as regardé avec cet air amusé qui la trouble et l’énerve. Tu fais mine de réfléchir, et puis soudain, tu réponds, comme si c’était la chose la plus naturelle du monde. « Vous n’auriez pas une petite faim ? » Ton estomac, que tu as un peu négligé ces derniers jours, réclame son dû. « Je prendrais volontiers un petit encas. Vous m’obligeriez en vous joignant à moi. » Tu adores jouer cette carte là, celle du gentleman un peu fantasque, presque enfantin, c’est un peu ta marque de fabrique.
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MessageSujet: Re: car jamais avant cette nuit je n’avais vu la vraie beauté (w/ enzo) Dim 18 Mai - 20:36


mon cœur jusqu’à présent a-il-aimé ?
jurez que non, mes yeux,
car jamais avant cette nuit je n’avais vu la vraie beauté.

Il se fait et Enzo Whiteoak a très certainement choisi l'un des pires moments pour d'aborder. Tu es épuisée et Morphée te somme depuis longtemps d'aller la rejoindre mais lui ne semble pas atteint par l'heure avancée. Que pouvait-il bien faire dehors à une heure pareille ? Tu ne lui connaissais pas encore de vrais amis ici mais tu te trompais peut-être. Voyait-il quelqu'un ? Était-il le genre d'homme à écumer les bars à la recherche d'une demoiselle un peu trop éméchée ? Après tout, on se sait jamais avec les inconnus et les étrangers. Monsieur Whiteoak était anglais et même avec eux, on est jamais sûr de rien.
Quoi qu'il en soit, tu espères qu'il ne te retiendra pas longtemps et que tu pourras bientôt rentrer chez toi. « Vous n’auriez pas une petite faim ? ». Tu arques un sourcil. Pourquoi cette question ? Il est vrai que tu n'as rien mangé ce soir mais ça t'arrive souvent, tu détestes t'arrêter en plein travail pour manger et ton estomac s'est depuis longtemps habitué à un rythme très irrégulier. Tu te remarques même plus les gargouillements. « Je prendrais volontiers un petit encas. Vous m’obligeriez en vous joignant à moi ». Tu restes quelques secondes à le regarder, complètement interloquée. Au fond, tu espères que c'est encore l'une de ses blagues, qu'il va finir par rire en disant quelque chose comme « je vous ai bien eu ». Mais non, il n'en fait rien et semble au contraire parfaitement sérieux. Cet homme est vraiment très étonnant. Très exaspérant aussi. Tu ne sais s'il agit comme ça pour me pousser à bout ou parce qu'il a vraiment fain. « Monsieur Whiteoak, les cuisines sont fermées désormais et Madame Robinson ne sera pas là avant plusieurs heures ... ». C'est une excuse suffisante pour repousser son offre. Non ? Visiblement pas puisque ton client reste là, son petit sourire malicieux toujours collé aux lèvres. Intérieurement tu bouillonnes. Tu n'as plus envie de dormir, tu bouillonnes et tu as envie de lui dire qu'il peut toujours se commander une pizza. Mais non tu diriges un palace, pas une vulgaire auberge de jeunesse et le client est roi après tout. S'il a faim, il doit pouvoir avoir à manger. La plaie. Qu'il ne compte pas sur toi pour avaler quoi que ce soit en revanche. « Enfin si vous avez vraiment faim je dois pouvoir trouver quelque chose dans les frigos ... Mes talents de cuisinière sont très limités cependant, j'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur ». Tu ajoutes un sourire mais tu peux difficilement cacher ton irritation. « Très bien, suivez-moi je vous pris ». Prenant la tête, tu le conduis dans la cuisine, là où les clients n'ont habituellement jamais accès. Toi-même, tu ne t'y rends que très rarement. La cuisine est un art et tu es bien loin d'être une artiste, tu laisses cela à des gens bien plus talentueux que toi. Tu espères seulement qu'Enzo Whiteoak n'est pas trop exigeant sur ce qui se trouve dans son assiette.

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MessageSujet: Re: car jamais avant cette nuit je n’avais vu la vraie beauté (w/ enzo)

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car jamais avant cette nuit je n’avais vu la vraie beauté (w/ enzo)

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